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Pris de court

Pris de court

de Emmanuelle Cuau

avec Virginie Efira, Gilbert Melki, Marilyne Canto, Renan Prévot, Jean-Baptiste Blanc

Genre : Drame

Nationalité : France

Année de sortie : 2017

Durée : 01h25

Version : Couleur

Nathalie est joaillière, elle a deux fils dont l’aîné est adolescent. Le père est mort et la famille, qui vivait au Canada, part s'installer à Paris où Nathalie a trouvé un emploi. Mais le premier jour, sur le chemin du travail, elle reçoit un coup de téléphone qui lui annonce qu'elle n'a plus le poste qui lui a été promis. Voulant protéger ses enfants, elle ne leur dit rien. C'est le début d'un terrible engrenage, dont il est difficile d'en raconter plus sans trop le déflorer...

Emmanuelle Cuau n'est pas prolixe, c'est le moins que l'on puisse dire, car Pris de court est son troisième long métrage en vingt-deux ans ! Mais pour ceux qui les ont vus, Circuit Carole en 1995 et Très bien, merci en 2007 ont laissé de très beaux souvenirs. Comme dans ses deux précédents films, elle décrit ici un engrenage impressionnant dont on ne sait comment les personnages vont pouvoir se sortir.

Pris de court est un heureux mélange, un film aussi ambitieux qu'il est distrayant. La mise en scène au cordeau joue sur les ellipses ; dépouillée, dégraissée d'effets, elle ne s’encombre ni de fioritures ni de longueurs (le film dure 1h25). C'est aussi un véritable polar au suspense tout en tension et qui contient son lot de surprises. De plus, il n'oublie pas de s'ancrer dans le monde contemporain en partant d'une situation malheureusement banale, la perte d'un emploi du jour au lendemain et, parfois, la dégringolade qui s'en suit. Défini par la réalisatrice comme un thriller familial, voilà une œuvre intelligente, assez brillante et portée par de superbes comédiens. Après Elle et Victoria, Virginie Efira confirme l'étendue de sa palette. Le cinéma d'auteur lui va comme un gant, sa blondeur, son allure et sa détermination rappellent ici celles des grandes héroïnes hitchcockiennes, et Gilbert Melki (déjà présent dans Très bien, merci), montre, dans un rôle glaçant, un aspect assez peu vu de son talent. Implacable et impeccable.

JF

Bande annonce

Séances

Critiques

  • Commentaire de Jacques Chenu |

    Beaucoup de tension dans cette chronique familiale avec des interprètes très convaincants, en particulier Virginie Efira en mère combative et le jeune Renan Prévot en ado paumé. L’engrenage est bien décrit, c’est la plus grande force du film, on se laisse happer avec les personnages. Toutefois le scénario comporte quelques faiblesses, on peut avoir du mal à croire à cette histoire à la fois réaliste et improbable, il faut donc plutôt voir ce film comme un polar, distrayant et efficace.

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