Film du mois

Adieu monde cruel

Adieu monde cruel

de Félix de Givry

Avec
Milo Machado-Graner
Jane Beever
Emmanuelle Destremau

Genre : Drame

Nationalité : France

Année de sortie : 2026

Durée : 01h33

Version : Couleur

Otto, un collégien, est victime de harcèlement et a décidé d’en finir. Il envoie une lettre pour prévenir ses camarades et ses proches de son suicide imminent. Mais le passage à l’acte échoue. Incapable de rentrer chez lui, honteux, Otto trouve refuge dans un hôtel où une jeune fille, Lena, va le cacher…

Félix de Givry n’est pas totalement un inconnu. On l’a découvert il y a quelques années comme acteur dans Après mai d’Olivier Assayas et dans Eden de Mia Hansen-Love. C’est lors du tournage de ce dernier qu’il a rencontré Ugo Bienvenu avec qui il a créé la société de production Remembers pour y développer leurs premiers longs métrages respectifs. Mission désormais accomplie, et après Arco de Ugo Bienvenu, voici donc aujourd’hui Adieu monde cruel.

Tournée en super16, l’image, un peu irréelle, enveloppe les personnages et les décors d’une matière un peu granuleuse, transformant les rues désertes et les chambres désuètes en des espaces hors du temps, quelque part entre les années 80 et aujourd’hui. Avec cette intemporalité le film ne se situe jamais dans le réalisme pur mais plutôt du côté d’une fable mélancolique et pleine de mystère. De plus la musique, et surtout la voix off, participent pleinement à ce sentiment. Celle-ci, véritable essence du film, est merveilleusement écrite et la voix de Françoise Lebrun, qui l’incarne, apporte un contrepoint extrêmement séduisant.

Traversé par les images du cinéma français romantique et adolescent, on pense souvent à François Truffaut, Adieu monde cruel assume une sincérité totale où l’ironie, l’hyperréalisme et le cynisme sont totalement absents. Avec quelque chose de presque démodé, d’un peu vintage et d’un peu spectral également, le film séduit par son originalité, sa singularité. Loin du drame psychologique, on est plutôt dans une dérive émotionnelle, un état flottant qui correspond parfaitement à l’âge d’Otto et Lena. Le couple de jeunes acteurs qui les incarne est formidable ; Milo Machado-Graner a grandi depuis Anatomie d’une chute, mais sa retenue, sa précision impressionnent toujours et Jane Beever, pour son premier rôle, est particulièrement juste et touchante.

Fragile et puissant à la fois, on est ému par la pudeur du film, sa tendresse et sa capacité à faire naître de l’espoir, même dans des circonstances tragiques. Donc c’est simple, si vous souhaitez entamer la rentrée en plongeant dans une bulle un peu hors du temps et dans laquelle vous baignerez dans la douceur et l’émotion, Adieu monde cruel est exactement ce qu’il vous faut.

JF

Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Du Mercredi 9 Septembre 2026 au Mardi 15 Septembre 2026

Du Mercredi 16 Septembre 2026 au Mardi 22 Septembre 2026

Du Mercredi 23 Septembre 2026 au Mardi 29 Septembre 2026

Définition des pictos :


  • Séance 3D
  • Ciné Relax
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

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