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Synopsis et détails

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Django

Django

de Etienne Comar

avec Reda Kateb, Cécile de France, Beata Palya, Bimbam Merstein, Gabriel Mirété

Genre :

Nationalité : France

Année de sortie : 2017

Durée : 01h55

Version : Couleur

Tout le monde (ou presque!) a entendu des morceaux de Django Reinhardt, l'un des plus célèbres guitaristes jazz qui soient et assez littéralement inventeur du style « jazz manouche ». On connaît aussi quelques éléments de sa biographie et, notamment, la perte de l'usage de plusieurs doigts qui, paradoxalement, semble presque avoir « dopé » sa virtuosité !

On connaît peut-être moins cet épisode de sa vie où, célèbre et courtisé en France pendant l'Occupation, alors que c'est par milliers que les Gitans étaient envoyés dans des camps, le Reich aurait aimé le faire jouer... à Berlin ! Reinhardt décide alors de s'enfuir vers la Suisse avec sa femme enceinte ; périple qui s'avérera infiniment plus compliqué que prévu...

Sources : dossier de presse

Bande annonce

Séances

  • Mardi 30 Mai :
    21h45

Critiques

  • Commentaire de Jacques Chenu |

    Pendant toute la première partie de l’histoire qui se déroule à Paris, j’ai regardé un film, avec des reconstitutions lourdes, clinquantes, une mise en scène peu convaincante, notamment de nombreux plans en caméra portée avec des cadrages serrés dont l’intention ou l’utilité ne sont pas évidentes. Mais heureusement, il y a la musique de Django, bien filmée cette fois, entraînante bien sûr, avec ses rythmes qui nous transportent. Et finalement, dans la seconde partie de l’histoire, près de la frontière avec la Suisse, au bord du lac, mon incrédulité s’est peu à peu muée en adhésion malgré encore une fois quelques lourdeurs dans les reconstitutions ou le scénario (impossible pour moi de croire aux scènes dans la neige), alors que, en revanche, les séquences sur le campement et le mode de vie des tsiganes sont bien mises en scène et très intéressantes. Enfin, il y a surtout deux scènes magnifiques vers la fin du film, la soirée musicale avec les nazis, et le concert en 1945. J’ai beaucoup aimé les interprétations de Reda Kateb et Cécile de France.

  • Commentaire de Hervé RIGAULT |

    On passe progressivement de l’étonnante insouciance de Django et des siens à l’angoisse au fur et à mesure que le piège se referme sur eux et qu’ils deviennent les otages des occupants nazis. Et la musique, elle même, finira par devenir grave à son tour avec ce requiem pour les frères tziganes disparus dans les camps.
    Lorsque la salle se ralluma, les applaudissements jaillirent, peut être parce que ce film fait écho aux inquiétudes de la période que nous connaissons aujourd’hui. Il incite également à réfléchir, de manière plus générale, au statut de l’artiste face au pouvoir qu’il soit politique ou bien aussi économique.

  • Commentaire de Catherine FELIX |

    La musique de Django porte tout le film du début à la fin et l'interprétation de Reda Kateb est remarquable... Le film qui se déroule sur une période limitée de la vie de Django en apprend beaucoup plus sur lui qu'un long biopic qui aurait raconté l'histoire de sa vie. Tout est dit par petites touches émouvantes et discrètes : la main brûlée, l'illettrisme, l'attachement à son peuple, le pouvoir de la musique... Seul le personnage interprétée par Cécile de France me semble très artificiel. La scène qui ouvre le film, le massacre des Tziganes dans un campement, trouve son écho à la fin dans le Requiem perdu de Django. Ce qui est très bien montré, c'est l'attirance-dégoût des Nazis pour cette musique et la scène de la fête au bord du lac est en cela un morceau d'anthologie. Dans la manière de présenter la vie des Tziganes dans des campements de roulottes, on retrouve la patte de Tony Gatlif, réalisme et empathie à la fois. Un grand film pour ne pas oublier Django mais aussi pour ne pas oublier l'extermination des Tziganes en 39/45 et l'exclusion dont ils sont victimes encore aujourd'hui !

  • Commentaire de CP |

    J'ai aimé la musique de Django Reinhardt, l'interprétation de BImbam Merstein, l'atmosphère pendant l'occupation allemande et la question de fond: de quel côté fallait-il pencher pour sauver sa peau et celle des siens??
    Je conseille un très beau livre qui retrace la vie des tziganes enfermés dans le camp des Alliés en 1940 en Charentes: "N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures" de Paola Pigani.

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