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Synopsis et détails

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Carré 35

Carré 35

de Eric Caravaca

Genre : Documentaire

Nationalité : France

Année de sortie : 2017

Durée : 01h07

Version : Couleur

Après Le Passager en 2005, son beau premier long métrage, Éric Caravaca, que l'on connaît comme acteur (encore récemment dans L’Amant d'un jour de Philippe Garrel), revient aujourd'hui à la réalisation par l'intermédiaire du documentaire.

Le film a pour point de départ la mise à jour d'un secret de famille. Éric Caravaca apprend qu'avant sa propre naissance et celle de son frère, il a eu une sœur, morte à l'âge de trois ans, au Maroc, là où habitait alors sa famille. Carré 35, c'est le lieu, jamais nommé, de l'emplacement de la concession où se trouve enterrée cette sœur cachée dont les parents n'ont conservé aucune photographie. C'est face à ce manque, pour essayer de combler cette absence d'image, que l'idée du film est née. Mais comme le dit le réalisateur, « en croyant simplement dérouler le fil d'une vie oubliée, j'ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j'ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes ».

Constitué d'une matière visuelle qui emprunte à différents supports (films de famille, images d'archives, photographies, documents officiels...), Carré 35 est une (en)quête existentielle et douce où, en parlant de son histoire personnelle, Éric Caravaca s'adresse à tous. Car le film nous touche aussi bien quand il aborde la petite (les liens filiaux) ou la grande (le passé colonial de la France) histoire. Et puis, il nous interroge aussi de façon passionnante sur la façon dont chacun construit sa vie et sa mémoire.

La discrétion et la pudeur sont ici de mise, mais cette délicatesse n'empêche ni la volonté ni la détermination du fils qui filme les derniers moments de son père ou qui questionne sa mère. Une mère qui, avec la sœur disparue, est le grand personnage du film tant elle marque les esprits.

Sous son apparence qui semble si modeste dans son économie, sa durée même (1h07), Carré 35 a la grâce et se révèle d'une puissance insoupçonnée. Véritable bombe émotionnelle, le film laisse ses spectateurs retournés et apaisés à la fois. Belle prouesse.

JF

Après Le Passager en 2005, son beau premier long métrage, Éric Caravaca, que l'on connaît comme acteur (encore récemment dans L’Amant d'un jour de Philippe Garrel), revient aujourd'hui à la réalisation par l'intermédiaire du documentaire.

Le film a pour point de départ la mise à jour d'un secret de famille. Éric Caravaca apprend qu'avant sa propre naissance et celle de son frère, il a eu une sœur, morte à l'âge de trois ans, au Maroc, là où habitait alors sa famille. Carré 35, c'est le lieu, jamais nommé, de l'emplacement de la concession où se trouve enterrée cette sœur cachée dont les parents n'ont conservé aucune photographie. C'est face à ce manque, pour essayer de combler cette absence d'image, que l'idée du film est née. Mais comme le dit le réalisateur, « en croyant simplement dérouler le fil d'une vie oubliée, j'ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j'ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes ».

Constitué d'une matière visuelle qui emprunte à différents supports (films de famille, images d'archives, photographies, documents officiels...), Carré 35 est une (en)quête existentielle et douce où, en parlant de son histoire personnelle, Éric Caravaca s'adresse à tous. Car le film nous touche aussi bien quand il aborde la petite (les liens filiaux) ou la grande (le passé colonial de la France) histoire. Et puis, il nous interroge aussi de façon passionnante sur la façon dont chacun construit sa vie et sa mémoire.

La discrétion et la pudeur sont ici de mise, mais cette délicatesse n'empêche ni la volonté ni la détermination du fils qui filme les derniers moments de son père ou qui questionne sa mère. Une mère qui, avec la sœur disparue, est le grand personnage du film tant elle marque les esprits.

Sous son apparence qui semble si modeste dans son économie, sa durée même (1h07), Carré 35 a la grâce et se révèle d'une puissance insoupçonnée. Véritable bombe émotionnelle, le film laisse ses spectateurs retournés et apaisés à la fois. Belle prouesse.

                                                                                                                                                                                   JF

Bande annonce

Séances

  • Dimanche 19 Novembre :
    17h45
    19h45
  • Lundi 20 Novembre :
    17h45
  • Mardi 21 Novembre :
    17h45
    19h45

Critiques

  • Commentaire de Hervé RIGAULT |

    Le documentaire intimiste, rencontre actuellement un intérêt croissant de la part du public. Peut être parce que beaucoup d’entre nous ont été confrontés à des secrets de famille et sont touchés par la démarche de ceux qui ne parviennent pas à faire le deuil de la vérité malgré la matière qui se dérobe.
    Ainsi, avec La Prunelle de mes yeux de Tuyet Pham, le festival du film asiatique de Tours nous a fait découvrir, il y a peu, une famille ayant quitté le VietNam au milieu des années 70.Une part de non dit sur les raisons qui ont présidé à ce départ planait sur ce ce film. Mais sa promotion a été moins soutenue que celle de Carré 35.
    Le film d’Eric Caravaca est également fait de photos ou de pellicules 8 mm de famille, de documentaires d’archives ou bien de prises de vue plus récentes avec des témoignages ou des retours à la source de l’histoire familiale. Sa singularité tient, en grande partie, à sa capacité à approfondir son propos. Ainsi dresse t il un parallèle entre refoulement familial et refoulement post colonial ou celui de l’euthanasie des enfants « anormaux » prônée par les nazis. Il parvient à articuler l’émotion et l’objectivation.

  • Commentaire de Jacques Chenu |

    Ce documentaire est une enquête sur une sœur disparue et une quête d’identité au cours de laquelle l’auteur parle avec beaucoup de sensibilité et de sobriété de ses racines. Il interroge ses proches, père, mère, frère, cousin… pour tenter de lever le voile sur des secrets de famille bien enfouis. Parallèlement à cette recherche, Eric Caravaca évoque le contexte historique et politique, au Maroc et en Algérie. La mise en scène des interviews, avec de longs plans fixes, toujours à la bonne distance, et le montage parfaitement maîtrisé qui montre en alternance de beaux paysages marocains, des images d’archives, des extraits de films familiaux en 8mm et les membres de la famille, contribuent à créer une atmosphère particulièrement émouvante et poétique. J’ai beaucoup aimé ce film, cette démarche personnelle et exigeante à la portée universelle.

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Tous les films sont projetés en version originale sous-titrée en français (sauf indication contraire).
Toutes les salles des Studio sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Film proposé au jeune public, les parents restant juges.