Studio » Actualités

Rencontre avec LAM LÊ

Vendredi 25 mai à 18h

Rencontre à la bibliothèque avec LAM LÊ autourDe l’influence du story-board sur l’écriture de scénario”, puis projection en salle du film The African Queen (1951) de John Huston, suivie d'un échange .

The African Queen

Révélé dans les médias de cinéma à la sortie du film « Garde à Vue » de Claude Miller qui fut un grand succès public et critique en 1983, Lam Lê a lancé la mode du « storyboard» dans les années 80. Si ce film a été le premier film français à bénéficier de cette technique, Lam Lê a toujours travaillé ainsi dès son premier moyen métrage « Rencontre des nuages et du dragon » (1980) et son long métrage Poussière d’empire » (1983) tous deux projetés cette année au dernier FICAT 2018.

Mais sa démarche est unique car étant lui-même scénariste et réalisateur, il travaille le découpage dessiné en amont, au stade d’écriture du scénario. En cela il n’a fait que revisiter à sa manière, à partir de sa formation de mathématicien et de peintre aux Beaux Arts, la technique pratiquée par les grands maîtres de sa cinéphilie : Fritz Lang, Sternberg, Welles, Hitchcock, Bresson, H.GClouzot, Satyajit Ray, Kurozawa, Ozu , etc.. ceux qui ont toujours accouché sur papier leur vision du monde avant de filmer.

En dehors de ses propres films, Lam Lê a également collaboré aux films d’autres cinéastes comme J.J. Annaud pour la Guerre du Feu, J.J Beinex pour la Lune dans la caniveau, Jacques Perrin pour Microcosmos etc… et aussi initié le découpage dessiné à la Femis et dans certaines écoles d’art.

Mais c’est quoi un découpage dessiné ou story-board? Si tous les films nécessitent un découpage avant ou pendant leur tournage, ont-ils tous besoin d’un découpage dessiné plan par plan? Trop souvent on prend un story-board pour une bande dessinée. Où en est la différence ? Quel avantage et quel inconvénient apporte le désir de tout prévoir, de tout décider, de tout régler l’espace et le temps sur papier à l’avance avant la réalisation avec des acteurs et une équipe technique ? Quelle est la véritable raison qui décide un réalisateur ou un producteur à exiger un story-board avant tournage?

A notre époque d’images numériques virtuelles obtenues sans caméra, sans optique, uniquement à partir des calculs algorithmiques avec des bits 0 et 1, quelle est la portée et la place du story-board dans un film? Autant de passionnantes questions que Lam Lê viendra partager avec nous et parler de son travail sur de ses projets de film non finalisés en production. Sa présentation sera illustrée d’extraits de films, de documents d’archive projetés sur grand écran.

En prime, sera projeté un des films qui l’a inspiré pour écrire Poussière d’empire, en compétition française au Festival de Venise 83, avec Dominique Sanda et Jean François Stevenin :

 

 

Programme de la soirée


18h00 - Rencontre avec LAM LÊ autour De l’influence du story-board sur l’écriture de scénario”

19h45 

de John Huston


Film suivi d’un échange avec le public.

 

 

Revenir